Présentation

Bienvenue sur ce nouveau blog.

J ai décidé de raconter une histoire,

mon histoire peut être,

ou alors une histoire inspirée de ma vie.

Je ne sais pas encore à quelle fréquence j actualiserait ce blog...

J espère que personne ne prendras mes textes sans mon avis...

c est un risque à prendre après tout...

J espère aussi recevoir des critiques,

bonnes ou mauvaises pour améliorer ce blog,

Maintenant bonne lecture

et à tout ceux qui ne veulent pas lire tous les textes sachez que ce n est pas une obligation,

mais peut être certains pourraient-ils mieux me connaître...


# Posté le lundi 21 novembre 2005 11:51

Modifié le mardi 29 novembre 2005 10:43

1. Le commencement

Cela faisait plusieurs mois qu elle savait. Il ne restait que quelques jours avant son départ et déjà, elle regrettait son choix. Pourquoi partir maintenant alors qu elle avait tout ce qu il fallait pour être heureuse ici ? Elle-même ne le savait pas, ou ne le savait plus. Elle essayait d oublier ce départ qui était trop proche. En quelque sorte, elle avait l impression de fuir sa vie, mais elle ne savait pas encore que cette fuite serait le point de départ de grands changements dans sa vie. Elle allait habiter à l étranger pour la première fois de sa vie, mais elle ne s imaginait pas qu intérieurement aussi elle allait évoluer. Que sa vie allait complètement changer. Et qu il lui faudrait un nouveau point de départ pour renaître. Sans quoi elle ne pourrait pas survivre. Pour l instant elle ne pensait qu à ses bagages et à ce qu elle serait obligée de laisser, elle ne voulait rien laisser, garder tout avec elle mais ne pouvait pas tout prendre. Elle en avait marre de trier, jeter, tout partait, même ses affaires de classe. Tout ce qui lui avait permis de réussir à survivre à cette année. Maudite. Cette année était maudite. Et la suivante aussi allait être maudite. Pourtant on lui avait laissé le choix. Elle avait fait le mauvais.
Elle commença par trier les disques, elle ne pouvait pas tous les prendre. Mais ils étaient pour elle une de ces choses qui la reliait encore à la vie. La musique était sa vie. Comment pourrait-elle s en passer ? Il n y aurait même pas de piano, rien qui puisse lui permettre de survivre. Il lui fallait ces disques. Elle en prit le maximum, en espérant pouvoir prendre les derniers lors d un prochain voyage. Puis vient le moment où elle dû démonter son bureau, vider les bibliothèques, ranger les armoires et vider tout ce qui pouvait faire de la place. Et le jeter. « Faire de la place. » On entendait que ces mots en ce matin de juillet. Et aussi « Descend les poubelles », les poubelles où se trouvaient le peu de cahier et classeurs qu elle voulait garder. Elle ne réussit qu à sauver quelques cahiers de physique. Pas plus. Elle sentait trop l odeur d rangement dans la maison. Un rangement trop efficace. Un rangement d où rien ne ressortirait intact. Où tout serait observé et jugé. La condamnation étant le grand sac poubelle qui trônait au milieu de la chambre.
Elle s arrêta, épuisée. Cela faisait maintenant plus de deux heures qu elle triait. Elle ne voulait plus. Elle n en pouvait plus. Elle aurait voulu ne jamais se réveiller ce matin là. Pour ne pas avoir à souffrir en revoyant les quelques objets qui avait été si importants à certaines périodes de sa vie. Elle voulait pleurer. Elle ne pouvait pas. Elle se sentait seule mais ne voulait voir personne. Pour elle c était en quelque sorte la fin de sa première vie. Avant d en commencer une autre. Plus difficile. Mais plus importante aussi. Elle ne voulait plus savoir quand elle partait. Elle voulait rester ici jusqu à la fin. Elle savait qu il ne restait plus beaucoup de temps avant son départ. Il ne restait que quelques jours en fait. Elle voulait que ces quelques jours soient une éternité. Elle ne voulait plus partir. Mais elle ne pouvait pas rester non plus. Elle était troublée, avait besoin de quelqu un. Mais personne ne pouvait l aider. Elle ne voulait pas laisser les personnes qu elle aimait. Elle ne savait pas qu en partant, ce qu elle laissait derrière elle aussi allait changer. Se détacher d elle aussi un peu. Elle ne savait pas qu elle se détacherais. Et que sa vie allait recommencer, avec d autres. Mais elle serait toujours là, solitaire. En essayant de sourire. De paraître heureuse. Mais elle ne le serait plus. Et ne le voulait plus. Elle ne savait pas dans combien de temps elle se détacherais. Ni combien de temps cela durerait. Elle pensait que de toute façon cela n aurait aucune importance. Parce qu on la soutenait. Elle se trompait.

~ rosenrot, le 20 et 21 novembre 2005, 22h28 - 07h47 ~

# Posté le lundi 21 novembre 2005 11:52

Modifié le mercredi 20 février 2008 16:24

2. Le départ

Le jour fatidique était enfin arrivé. C était le dernier jour qu elle passerait ici avant longtemps. Avant deux mois. Et elle ne voulait pas se lever. Ne pas vivre cette journée. Elle savait qu elle ne voulait pas partir. Pourquoi avait-elle accepté ? Elle détestait ce jour. Pourquoi ce jour existait ? Pourquoi avait-elle dû se réveiller ce matin là ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi... Pourquoi se posait-elle toutes ces questions ? Elle en avait marre de ces préparatifs. Marre des valises, marre de déménager. Elle ne voulait pas partir. Elle ne voulait pas devoir dire « Au revoir » alors qu elle ne savait pas quand elle reverrait toutes les personnes qui avait compté pendant ces années où elle ne connaissait que cette ville comme être la sienne. Ces années où cette ville lui paraissait la seule ville où elle pouvait vivre. La seule ville qui était la sienne.
Elle commença à se lever. A se dire qu elle reviendrait bientôt, et que plus elle mettrait de temps à se lever et moins elle aurait de temps pour dire au revoir. Mais elle savait qu elle ne reviendrait pas avant deux mois au moins. Elle voulait l oublier. Elle n y arrivait pas. Elle commença à faire ses adieux peu de temps après. Elle revit les quelques personnes qui avaient compté pour elle ces dernières années. Peu de personnes avaient vraiment compté. Elle appela les personnes qui se trouvaient le plus loin, envoya des messages. Puis ne fit plus rien. Pour s ennuyer. Pour s imaginer que tout passait trop lentement. Pour avoir l impression de gagner du temps. Mais perdre du temps ou pas, une seconde était toujours trop rapide, et les secondes passaient trop vite. Beaucoup trop vite.
Finalement elle dut prendre le chemin de la gare. Même en s ennuyant pendant toute la journée, Celle-ci était passée beaucoup trop vite. Pourquoi quand on voulait que le temps passe vite il passait lentement ? Et le contraire lorsqu on voulait qu il passe lentement ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi...Toujours ces questions. Elle ne pourrait plus envoyer de messages là-bas... Elle n aurait pas Internet non plus... Comment allait-elle faire ? Comment allait elle vivre ? Elle se demandait si cela n aurait pas été plus simple si elle était tout simplement partie. Mais qu elle serait restée en France. Mais comment vivre sans argent ? Et comment vivre sans les personnes qui nous sont chères ? Sans les personnes qui ont fait notre vie ? Sans les personnes qui nous ont fait vivre ?
A la gare elle espérait toujours... Que le train ne parte pas, qu il y ait des grèves inattendues... Pourquoi les grèves avaient-elles toujours lieu quand on était pressé ? Et jamais quand on le voulait ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi... Elle acheta de quoi lire, lire les dernières choses françaises avant bien longtemps. Pourquoi avait-elle l impression de partir pour si longtemps, de partir si loin ? Elle ne partait qu à 1400 kilomètres après tout. Et pour un an seulement. Elle ne savait pas que certaines choses allaient peut-être la faire changer d avis...D ailleurs pour elle, elle ne savait rien. Elle savait juste qu elle allait monter dans ce train. Et partir. Et qu en se réveillant le lendemain elle serait à 1400 kilomètres de son point de départ. Et que ce point d arrivée allait peut-être être le point de départ d une autre vie. Une nouvelle vie. Mais pas forcément une bonne vie. De toute façon cette année était maudite. Mais cette année maudite n allait pas avoir lieu comme elle le pensait. Elle se trompait. Encore. A ce moment là elle pensait juste que sa vie allait être changée. Changée mais pas bouleversée. Mais comment s imaginer quelque chose d encore plus difficile à vivre que ce qu on vit déjà ? Elle vivait un enfer c est vrai pendant les derniers jours qu elle avait passé à Paris. Elle savait que cela n allait pas s arranger. Mais elle pensait que cela resterait stable. Pas que cela allait empirer. Et qu elle perdrait beaucoup de choses entre temps. Elle savait que certains liens allait s effriter. Mais elle ne savait pas que certains liens pourraient même se briser. Au point qu elle ne saurait même pas de quoi parle avec des personnes qui l avait connue pendant si longtemps. Elle ne se l imaginait pas. Ou du moins pas encore.
~ rosenrot, le 21 novembre, 23h00 ~
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# Posté le mercredi 23 novembre 2005 02:59

Modifié le mercredi 20 février 2008 16:24

3. L installation

Cette nuit avait été un cauchemar permanent. Comment dormir dans un train ? Comment dormir quand on sait qu on part ? Comment dormir quand on sait qu on part pour une nouvelle vie ? Elle n avait pas pu réussir à fermer un ½il, dès qu elle sentait la fatigue, le train s arrêtait et elle redevenait lucide. Elle partait. Trop tôt et trop loin. Pourquoi avait-il fallu qu elle parte ? C était une éternelle question sans réponse. Une question à laquelle personne ne pouvait répondre. Elle réussit finalement à dormir quelques minutes. Avant de se faire réveiller par un nouvel arrêt. Pourquoi les trains devaient-ils s arrêter ? De plus en plus de questions se bousculaient dans sa tête. Pour l empêcher de dormir. Pour la faire réfléchir à sa vie. Sa vie qui n avait plus lieu d être maintenant. Sa vie sans but. Quand le train s arrêta enfin pour la dernière fois, elle voulait se jeter sous les rails. C était à cause de ce maudit train qu elle n avait pas dormi. A cause de lui qu elle était ici.
Elle finit par arriver devant son nouvel immeuble. Epuisée par une nuit blanche. Et par le fait d être là alors qu elle aurait dû être ailleurs. Epuisée par ses trop longues réflexions. Elle ne put même pas s allonger en arrivant. L appartement était vide et glacial. Blanc. Sans aucune touche de couleur. Sans rien qui lui permettait d oublier que c était son nouvel appartement. Qu elle devrait encore courir dans les magasins, acheter un lit, un bureau des armoires... Acheter des choses inutiles pour décorer. Acheter, acheter, acheter... Elle voulait se réveiller. Mais ce n était pas un rêve. C était trop clair pour être un rêve. Elle le savait.
Elle s assit par terre. Pour réfléchir. Mais trop peu de temps après elle dut se relever. Sortir de sa nouvelle chambre si vide et froide pour acheter de quoi la remplir. De quoi se sentir chez elle. Elle pensait pouvoir réussir à faire quelque chose qui lui ferait penser qu elle était chez elle. Elle ne savait pas qu elle n y arriverait jamais. Que jamais elle ne considérerait cet endroit comme sa chambre. Comme son appartement. Mais il fallait quand même qu elle ait de quoi dormir, que cet appartement soit le sien ou non. Alors elle partit pour chercher de quoi remplir cet appartement. Chercher des choses qui le permettrait de sentir un peu de chez elle. De sentir un peu de France. De sentir un peu d elle.
Ce fut la pire journée qu elle avait passé depuis qu elle savait. Elle devait acheter tant de choses... Un lit, des commodes, un bureau, une chaise, une bibliothèque, une lampe... Trop de choses qui ne lui servirait pas. Mais elle ne pouvait pas se douter que malgré toutes ses acquisitions elle ne pourrait jamais se sentir chez elle. Elle voulait créer un semblant de beauté. Quelque chose qui lui ferait aimer cette chambre glaciale. Pourquoi n y arrivait elle pas ? Pourquoi ne trouvait elle rien pour transformer l atmosphère de la pièce ? Elle réfléchissait trop. Et trop réfléchir lui faisait encore plus détester cet endroit. Elle finit par acheter des choses banales, pas chères et sans réelle attention. Elle voulait en finir avec ces achats. Elle voulait retourner chez elle. S allonger dans son vrai lit. Pas dans ce pauvre lit et ce matelas trop dur. Elle voulait s évader. Mais comment ?
Elle finit par rentrer et commença a monter les quelques meubles importants. Son nouveau lit d abord. Puis sa commode et son bureau. Enfin elle s étala sur son matelas et dormit. Pour la première fois depuis qu elle savait elle s endormit dans l après midi et dormit jusqu au lendemain. Elle arriva à s endormir sans essayer. Juste en s allongeant et en vidant son esprit de toutes ces choses qui la hantait. De toutes ces choses qui la vidait intérieurement. Elle dormit. Elle ne pouvait pas savoir qu en se réveillant ses tourments reviendraient. Et que cette nuit serait la dernière qu elle passerait calme et sereine avant bien longtemps. Mais comment pouvait-elle prévoir son avenir ? Elle prévoyait déjà trop de choses atroces. Mais elle savait qu elle s imaginait trop de choses. Mais la vision qu elle avait de sa vie future était en réalité pas si loin de ce qui allait vraiment lui arriver. Elle ne pouvait pas encore savoir. C était trop tôt pour qu elle se doute de quelque chose. Et elle ne pensait vraiment pas que cela arriverait.

~ rosenrot, le 23 novembre 2005, 23h13 ~

# Posté le jeudi 24 novembre 2005 04:31

Modifié le mercredi 20 février 2008 16:25

4. La descente

Elle finit par s habituer à sa nouvelle vie. Elle sortait peu pour éviter de parler. Elle cherchait à oublier le fait qu elle était à l étranger. Elle n arrivait toujours pas à se dire que cet endroit était chez elle. Que c était ici qu elle allait devoir vivre. Malgré tout le confort qu elle avait ici, peu de choses lui permettaient de se sentir réellement chez elle. Il y avait toujours cette atmosphère indéfinissable. Une atmosphère spéciale. Sans réel nom. Elle ne pouvait pas la décrire. Elle ne pouvait pas expliquer ce sentiment.
Au fur et à mesure de, elle commença à sortir un peu. Tout en ce demandant ce que cela lui apportait de plus. Elle était trop solitaire pour chercher le contact avec qui que se soit. Elle n arrivait pas à avoir un contact. Même avec les personnes qui l avait fait vivre durant toutes ces années. Elle se détachait peu à peu de la vie sociale. Et commençait à se détacher de la vie elle-même. Mais ça elle ne le savait pas vraiment. Elle savait juste que se serait difficile d être comme avant. D être la même. De ne pas changer. Il est impossible de rester la même en changeant complètement de vie.
Après presque deux semaines de cette vie elle finit par être plus épanouie. Elle se disait que ce n était que pour un an. Que rien ne pourrait vraiment changer. Mais elle n arrivait pas à dormir. Elle n arrivait pas à s arrêter de penser à toutes les choses qu il pourrait lui arriver. Elle sentait que quelque chose allait arriver. Que quelque chose pouvait arriver. Mais elle ne voulait pas trop penser à cela. Mais elle n y arrivait pas. Elle ne comprenait pas pourquoi elle s habituait à cette vie. Elle la trouvait impossible. Elle trouvait impossible le fait de s habituer à la vie d un pays si différent du sien.
Elle fut bientôt obligée de partir quelques jours. Elle partit dans une petite ville. Cela la déprimait encore plus. Elle n avait pas assez d espace. Et trop de contacts. Elle voulait être seule. Réfléchir. Se reposer sans être dérangée par n importe qui. Elle ne le pouvait pas. Cette ville était trop petite. Elle ne pouvait pas s isoler sans que quelqu un vienne. Et lui parle. Elle ne comprenait pas de toute façon. Elle devait faire semblant d être heureuse. Pour n inquiéter personne. Mais elle ne pouvait pas faire semblant.
Trop de gens la croyais heureuse. Personne ne la connaissait vraiment. Personne ne connaissait sa réelle personnalité. Elle n arrivait pas à montrer ce qu elle était vraiment. C était trop dur pour elle de montrer sa vraie personnalité. De montrer son malheur. Elle avait trop bien réussi à le cacher. Elle ne voulait pas qu tout le monde commence à s intéresser à elle. Cela augmenterais son désespoir. Personne ne pouvait la comprendre. Et elle ne voulait pas entendre de la compassion. Personne ne pourrait dire « je comprends » en étant sincère. Jamais personne ne pourrait l aider. Du moins elle le pensait. Elle avait en partie raison. Mais elle se trompait sur un point.
Une personne pourrait l aider. Une seule. Elle-même pouvait s aider. Car elle se rendait compte de ce désespoir. Et c était parce qu elle réalisait qu elle était sur la mauvaise pente qu elle pourrait remonter. Et redevenir heureuse. Même si ce départ avait beaucoup déclencher, elle devait vivre cette période de sa vie pour revivre. Elle devait vivre cette vie, avec tous ces malheurs, pour enfin trouver la voie qui la mènerait au bonheur. Mais pour cela il lui faudrait quand même l aide d une personne qu elle allait rencontrer.
En revenant, elle ne se sentait plus du tout chez elle. Elle voulait retourner en France. Retourner chez elle. Redevenir comme avant. Comment pouvait-elle savoir qu il n y avait que comme cela qu elle irait mieux ? Qu elle était malheureuse sans s en rendre compte ? Elle ne pouvait pas prévoir toutes les choses, bonnes ou mauvaises qu il allait lui arriver. Elle ne pouvait pas savoir qui elle allait connaître. Elle ne pouvait pas savoir que toutes les personnes qu elle allait rencontrer pourrait changer sa vie. Changer sa personnalité. Et qu elle n aurait plus qu une issue pour survivre. Une seule qui lui permettrait de réussir à redevenir heureuse. Elle ne pouvait pas penser à ce qui allait vraiment se passer.

~ rosenrot, le 23 novembre 2005, 00h45 ~

# Posté le jeudi 24 novembre 2005 04:32

Modifié le mercredi 20 février 2008 16:25